




|
|

« Conçu et né dans les
copeaux »,
il a gardé du travail de son père, menuisier et
marqueteur l’amour et le respect de cette matière.
Rêveur lucide, q Rémi
Damiens
partage son temps entre ses différents ateliers (tournage,
sculpture, restauration, ébénisterie), entre la
création et la restauration ou bien la conception de meubles
anciens. Avec ses formations d’ébeniste, puis de
dessinateur en ameublement, il s’est ensuite perfectionné
en tournant, à l’image des Compagnons du Devoir,
d’atelier en atelier. « On apprend beaucoup au contact
des autres artisans, en faisant preuve d’humilité.
Ils ne lâchaient pas leurs secrets comme ça. Mais
le seul vrai secret, c’est l’amour du métier,
et de la matière ».
A 45 ans, sa maîtrise est affirmée et connue dans
le milieu. Le besoin de s’exprimer prend pour support de
nombreux bois, de l’iroko au yellow pin, de la loupe de
frêne à celle de jarra, et même la pierre,
le marbre, le bronze, sans oublier les différentes résines.Il
joue sur les contrastes, la texture, il épure des lignes
vivantes en mouvement, met en valeur et joue avec des veinages
fabuleux, triche parfois avec les proportions. Ses sculptures,
qui ont dépassé le figuratif des styles anciens,
possèdent une harmonie qui tend vers la perfection. «
Toute sculpture est pensée par rapport au nombre d’or,
à ses rapports immuables, même si je ne le cherche
pas forcément. C’est aussi une philosophie, un engagement
vers le côté positif des choses. » Il préfère
« arroser chaque graine qui pousse plutôt qu’imposer
une vue sur l’art ».
D’après un article paru
sur Art et Décoration écrit par Thierry Bruneau.
|
|